16.11
21:44

Un mort dans des manifestations en Iran après une hausse des prix de l'essence

Le gouvernement iranien a annoncé vendredi une hausse d'au moins 50% du prix de l'essence.

Pour le deuxième jour consécutif, des Iraniens sont descendus dans les rues et les protestations se sont étendues à de nouvelles villes, selon l'agence officielle Irna.

A Téhéran, certains manifestants ont été vu en train de bloquer une route, tandis que d'autres étaient rassemblés autour d'un véhicule en feu. Des scènes similaires ont été rapportées à Chiraz et Ispahan (centre).

Vendredi soir, quelques heures après l'annonce de la hausse des prix, les Iraniens ont manifesté dans une dizaine de villes, Irna évoquant des rassemblements «d'ampleur limitée», sauf à Sirjan (centre) où ils ont été «importants».
«Une personne a été tuée» et plusieurs civils ont été blessés vendredi à Sirjan, a indiqué Mohammad Mahmoudabadi, gouverneur par intérim de la ville, cité par l'agence Isna, sans préciser la cause de sa mort.

«Les forces de l'ordre n'ont pas reçu l'autorisation de tirer (sur les manifestants), juste de tirer (en l'air) en signe d'avertissement (...) ce qu'elles ont fait», a-t-il ajouté, en accusant «certains» de «détruire des biens publics, d'endommager des stations-service».

Les forces de sécurité ont empêché des manifestants de mettre le feu à des dépôts d'essence, selon Isna. 

La réforme provoquant cette hausse du prix de l'essence a été présentée comme une mesure dont les bénéfices seront redistribués aux ménages en difficulté, dans un pays pétrolier dont l'économie -asphyxiée par les sanctions américaines- devrait se contracter de 9% en 2019, selon le Fonds monétaire international (FMI). 

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