10.11
12:00

L'Allemagne prend ses distances avec Emmanuel Macron après ses propos tenus sur l'Otan

Il y a quelques jours, Emmanuel Macron jugeait l'Otan en "état de mort cérébrale". Depuis, l'Allemagne a annoncé sa prise de distances avec le président français.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas ont de nouveau pris leurs distances dimanche 10 novembre avec le président français Emmanuel Macron qui a jugé, quelques jours plus tôt, que l'Otan était en état de "mort cérébrale".

"L'Otan, l'Alliance atlantique, est le pilier central de notre défense", a assuré la chancelière dans son podcast hebdomadaire consacré au 64e anniversaire de l'armée allemande, la Bundeswehr.

"Toutefois, il est de plus en plus clair que nous les Européens, les Etats membres de l'UE dans l'Otan, devront prendre plus de responsabilité à l'avenir", a-t-elle ajouté alors qu'elle retrouvera dimanche soir Emmanuel Macron pour un dîner à Berlin avec le président allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a emboîté le pas à la chancelière en affirmant dans une tribune à l'hebdomadaire der Spiegel: "Nous voulons et avons besoin de l'Otan. Ce serait une erreur de laisser s'éffriter l'Otan. Sans les Etats-Unis, ni l'Allemagne ni l'Europe ne sont en situation de se protéger avec efficacité", a-t-il estimé.

Emmanuel Macron avait jeté un pavé dans la mare en jugeant jeudi l'Alliance atlantique dans un état de "mort cérébrale". Il avait pointé du doigt l'absence de coordination avec les Etats-Unis et le cavalier seul de la Turquie, membre de l'Alliance, récemment intervenue militairement dans le nord de la Syrie.

Le président français avait conclu que si l'Europe ne redevenait pas maître de son destin, elle risquerait, au long terme, de disparaître géo-politiquement.

Angela Merkel, qui a toujours adopté une attitude très atlantiste, avait promptement réagi à ces déclarations, assurant ne pas partager la vision "radicale" de son homologue français. "Je ne pense pas qu'un tel jugement intempestif soit nécessaire", avait-elle ajouté.

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