05.11
17:14

Le cas Theo Francken

Les libéraux francophones ne veulent plus entendre parler d’un gouvernement avec l’ex secrétaire d’Etat à l’Asile. Ce qui va (encore) compliquer les choses.

Six mois – ou presque – depuis le 26 mai dernier et on en est là. C’est-à-dire nulle part. Les compteurs de crise vont bientôt s’allumer - oyez, oyez.

PS et NVA ont liquidé lundi soir toute hypothèse de naviguer à deux pour former une coalition, Paul Magnette l’a signifié clairement, avec la N-VA, c’est impossible, a-t-il dit, suivi par ses lieutenants. Là, ça s’agite dans les tranchées royales ; Philippe et son directeur de cabinet, le fidèle Vincent Houssiau, sondent et sondent encore. Peut-être vont-ils trouver du pétrole sous le Palais, mais de nouvelle coalition, il n’en est point question.

La N-VA. Les nationalistes flamands sont aujourd’hui dubitatifs. C’est qu’ils ne s’attendaient pas à être pris de vitesse par un Paul Magnette, bilingue, qui a été inonder dès lundi soir les médias flamands de sa com’ vivace  – ne laissant que quelques miettes à la N-VA. Il va falloir ramer pour rétablir la perception selon laquelle la faute n’incombe qu’au méchant Parti socialiste. Mais c’est jouable. Sauf que problème à la NVA, le président Bart De Wever est moins « imperator » qu’auparavant. Disons-le net, il doit sans cesse composer avec Theo Francken qui a, lui, gagné les élections dans son jardin le Brabant flamand et ne manque jamais une occasion de le rappeler en interne.

C’est ballot : Theo Francken n’a pas été casé au gouvernement flamand. Il faut dès lors le caser au fédéral si la N-VA monte dans un gouvernement.

Oui mais non. Les libéraux francophones, par exemple, sont très clairs à ce sujet : « On ne veut en aucun cas repartir dans un gouvernement avec Theo Francken », dit un haut responsable libéral. « Il nous a mis la misère durant toute une législature, on ne peut pas revivre cela ». Inutile d’écrire que côté socialiste, le nom de Theo Francken est également imbuvable.

Et voilà un Bart De Wever qui reste avec Theo Francken sur les bras.

Et voilà qui exclut une formule où l’on tenterait de tourner autour du pot avec la N-VA.

Et voilà les écologistes qui reviennent dans le parcours – ils ont été reçus au Palais ce mardi.

Et Olivier Maingain qui appelle à l’union des francophones.

Winter is coming, comme dirait l’autre.

Martin Buxant

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