05.11
06:42

Cinq gendarmes et au moins cinq civils tués au Burkina Faso

Une attaque contre le détachement de la gendarmerie de Oursi a causé la mort de cinq gendarmes et d'au moins cinq civils au Burkina Faso.

Cinq gendarmes et au moins cinq civils ont été tués lundi 4 novembre, au matin, lors d’une attaque contre le détachement de gendarmerie de Oursi, localité de la province de l’Oudalan, dans le nord du Burkina, près de la frontière malienne, selon des sources sécuritaires. 

«Plusieurs dizaines d’individus armés ont mené une attaque contre le détachement de gendarmerie basé à Oursi lundi vers 03h00 », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. «Après plusieurs heures d’échanges de tirs, les assaillants ont réussi à pénétrer dans le camp. Malheureusement on a perdu cinq gendarmes», a précisé la même source.

Au moins cinq civils, travailleurs d'une société privée ont également été tués, d'après une autre source sécuritaire.

Cette attaque est survenue la veille d’une rencontre du conseil des ministres du G5 Sahel à Ouagadougou. Une rencontre portant sur la mise en oeuvre des décisions prises lors d'un sommet extraordinaire datant de la mi-septembre dans la capitale burkinabé.  

Outre cette attaque de lundi, quatre personnes, dont le député-maire de Djibo (ville du nord du Burkina Faso) ont été tuées dans une embuscade sur l'axe Djibo-Namssiguia, dimanche 3 novembre.

Cela fait cinq ans que le Burkina-Faso est victime de violences attribuées à des mouvements djihadistes, aussi bien Al-Qaïda que le groupe État islamique. Ces violences sont, depuis 2015, de plus en plus fréquentes et meurtrières, surtout dans le nord et l'est du pays. Déjà 649 morts ont été répertoriés selon un comptage de l'AFP.

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