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Donald Trump traverse la phase la plus difficile de sa présidence

Démocrates, procédure de destitution, Syrie, sont actuellement sources de contrariété et d'agressivité pour Donald Trump. Le président des États-Unis a laissé éclater sa colère jeudi 10 octobre, lors d'un meeting dans le Minnesota.

Joe Biden, Nancy Pelosi, Ilhan Omar : Donald Trump a multiplié, jeudi 10 octobre, les attaques personnelles contre ses adversaires démocrates lors d'un meeting dans le Minnesota. En guerre ouverte avec les démocrates sur la procédure de destitution qui le menace, en conflit avec les républicains sur le dossier syrien, le président des États-Unis traverse la phase la plus compliquée de sa présidence.

Jeudi, au Minnesota, c'était la première fois que Donald Trump retrouvait une foule de supporteurs "Make America Great Again" depuis le lancement, il y a 15 jours, d'une procédure qui, si elle a lieu, ferait de lui le troisième président de l'histoire confronté à un impeachment après Andrew Johnson et Bill Clinton.

Dans son emportement, Trump a d'abord qualifié l'ancien vice-président Joe Biden, son plausible adversaire démocrate pour la présidentielle de novembre 2020, de "mauvais sénateur". «Il a été un bon vice-président uniquement parce qu'il a compris comment être lèche-cul avec Barack Obama !», a-t-il martelé. Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants est quant à elle, selon Trump : «soit très stupide, soit elle perd la tête, soit elle est malhonnête». Le 45e président des États-Unis a continué sur sa lancée en s'en prenant cette fois à l'élue démocrate Ilhan Omar qui représente le Minnesota à la Chambre des représentants. «C'est une socialiste qui déteste l'Amérique !», a-t-il lancé devant une foule déchaînée. «Elle est une honte pour notre pays, elle est l'une des raisons pour lesquelles nous gagnerons le Minnesota», a-t-il conclu.

Une autre source de contrariété pour Donald Trump est la situation actuelle de la Syrie. Dans un communiqué, il avait annoncé dimanche 6 octobre qu'il avait pris la décision de retirer les soldats américains basés dans le Nord-Est de la Syrie et d'ainsi laisser le champ libre à une intervention turque. Cette décision a suscité la stupeur et la colère dans son propre camp. Le sénateur Lindsey Graham, qui soutient d'ordinaire Donald Trump, l'accuse cette fois d'avoir honteusement abandonné les Kurdes. Graham a d'ailleurs dévoilé, avec un élu démocrate, une proposition visant à sanctionner sévèrement Ankara si l'armée turque et ses supplétifs ne se retiraient pas de Syrie.

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