29.08
17:07

Les importantes marges de la grande distribution sur les produits bio

Les grandes enseignes prennent-elles trop de marges sur les fruits et légumes bio ? En France, c’est ce qu’affirme une enquête de l’UFC-Que Choisir, l’équivalent de Test Achats en Belgique. Et qu’en est-il en Belgique ?

Depuis ces dernières années, le label biologique prend de plus en plus d’ampleur dans le marché agroalimentaire. Le bio fait désormais partie du quotidien des consommateurs et les grandes enseignes développent leur propre gamme bio pour s’adapter à la tendance. Mais les prix de ces produits sont souvent plus élevés que ceux des produits traditionnels. 

En France: des marges allant jusqu’à 75% plus importantes pour le bio

Ce 22 août, l’UFC-Que Choisir, l’équivalent de Test-achats en Belgique, a dénoncé les marges trop élevées perçues par la grande distribution en France. L’association affirme que les marges brutes perçues par les supermarchés sont en moyenne 75% plus importantes sur les produits bio que sur les produits conventionnels. Pour la pomme de terre, cela monte jusqu’à 83%, 109% pour la tomate et même jusqu’à 149% pour la pomme. Le trophée revient au poireau avec une sur-marge de 2,5 fois de plus sur le bio que sur le conventionnel, soit 165 %.

Une enquête réalisée sur la base de 24 fruits et légumes

Au total, 24 fruits et légumes représentant pas moins de 88% de la consommation globale de fruits et légumes ont été choisis. Lorsqu’on cumule les prix de cette sélection, le budget annuel pour un ménage français s’élève à 657 € pour le bio, contre 379 € pour l’équivalent conventionnel. La cherté pourrait s’expliquer par les frais de distribution (manutention, stockage, mise et pertes en rayon, etc.). Mais, selon, l’UFC-Que Choisir, aucun élément chiffré ne justifie cet écart.

 

Un certain manque de transparence en Belgique

D’après nos recherches, la situation en Belgique n’est pas aussi dramatique. Selon différents acteurs de la chaîne agroalimentaire que nous avons interviewés (producteur, coopérative, distributeur), les grandes enseignes ont tendance à vouloir mettre l'agriculteur au coeur de leur priorité. Néanmoins, il n’existe aucun chiffre publié actuellement, ni aucune enquête officielle. Et du côté des producteurs, on reproche un certain manque de transparence sur ces données.

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